Source : Vin&Cie l'espace de liberté
Comme vous le savez peut-être, j’ai un faible pour les journalistes du Figaro (cf François Simon http://www.berthomeau.com/article-20041799.html), et plus encore pour ceux qui sont critiques au Figaro-littéraire (ah ! le bloc-notes de Mauriac) surtout lorsqu’ils sont, comme Sébastien Lapaque, des rebelles. Je n’ironiserai pas sur le rejeton du père Marcel, l’inénarrable maire de Corbeil-Essonnes, chasseur en 4x4 tourelle incorporée, ci-devant proprio du dit Figaro. Notre homme, Lapaque bien sûr, pas Dassault, vient de commettre une charge contre notre Président : « Il faut qu’il parte » Je cite les deux derniers paragraphes de l’opus : «Aujourd’hui, la France est allée trop loin dans le reniement de ce qu’elle est pour que les choses ne reviennent pas tranquillement dans l’autre sens. Nous avions envie d’autre chose, mais nous ne savions pas quoi. C’était un désir un peu obscur et un peu sourd, c’était un pari idiot que nous avions fait de tourner la page. La provocation au futur est l’hameçon auquel nous avons mordu. Tout ce qui était ancien a paru diminué. Nous avons cru que l’instant, la vitesse, la fête, la transparence allaient nous rendre heureux. Le cœur lourd, nous nous demandons comment nous avons pu laisser arracher tant d’années du milieu de notre vie, comment nous avons pu oublier ce que nous étions, comment nous avons pu laisser salir ce que nous aimions, pour un homme qui ne nous plaisait pas. » Pire que des missiles de Rafale les écrits de notre Lapaque qu’est érudit en diable : y cause par rafales de citations ou de « comme l’écrivaient Bossuet, Aristote ou Montesquieu, très « France de la pierre et du seigle, de l’apéro et de l’instit, du oui-papa, oui-patron, oui-chéri », grand-prêtre du tout fout le camp ma bonne dame : le bon pain, le bon vin et le black béret, éploré, transpercé de flèches notre Sébastien, on le sent prêt à prendre le maquis tout ça en cassant une petite graine sur le trottoir chez son pote Camdeborde, petit gargotier sis au Relais St Germain à côté de gars en Rolex et Ray Ban qui ne boivent pas que des vins d’irréductibles mais plutôt le 3ième vin de Latour, le château bien sûr, y z’ont laissé le Cayenne sur le trottoir et y pianotent sur leur Black Berry pour ne pas perdre une miette du CAC 40. Faut ce qui faut mon coco : plutôt une Gold Card que des Tickets Restaurant pour essorer la douloureuse. Bon je ne suis pas là pour critiquer ce pourfendeur intègre, j’ai acheté son livre, je l’ai lu et ça devrait suffire à son bonheur. Ce qui m’amène à chroniquer sur lui c’est que non content d’être un romancier, essayiste, critique littéraire notre plumitif cumulard est un « écrivin » reconnu, adulé, encensé par les Bobos et la fine fleur des amateurs, qui peut se permettre de commettre « Le petit Lapaque des vins de Copains » et nous offrir une virée « Chez Marcel Lapierre ». Lapaque c’est le versant small in beautiful de la doulce France des vignes, bottes dans le terroir, nez dans les étoiles, faut pas gagner des sous ce n’est pas beau du tout, le bistrot ne ment pas, c’est l’anti-croskill par excellence http://www.berthomeau.com/article-20287518.html et http://www.berthomeau.com/article-20320269.html J’adore ! Perfusé aux vins des refusés il nous gratifie d’une de ces envolées qui [..]



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